Dimanche 29 novembre 2009
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Lorsqu'à couvert d'un pommier vert
Les corps à l'ombre s'abandonnent
Dénudés sous les feuilles à l'envers
Il est ce plaisir de croquer la pomme
Sur la rose humide des entre-cuisses
La main cherche la braguette de peau
Sous la dentelle les doigts se glissent
Et fleurit le rouge et charnu coquelicot
Gentil coquelicot, ô Dame qui se damne
Qu'avant de mettre le diable dans l'enfer
La langue s'affaire sur la fleur de tisane
En une douce infusion d'un calice offert
Votre buste relevé aux tétins se raidissent
Votre gorge s'étanche au robinet de l'âme
Vos lèvres s'humectent en perles de délice
Sur le pommier d'adam versant une larme
ô vous Madame qui chevauchait les bois
De ce baton pastoral en votre mont fendu
Laissez s'y déverser l'amour de ses émois
Dans un mélange de sucs du fruit défendu
Pierrot de la Lune
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Par DentelleDeLune
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Publié dans : Mes écrits
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